Costa rica pays de diversité

On peut diviser le pays en 6 régions principales qui se différencient de par leur culture, leur climat, leur topographie, leur biodiversité :

Guanacaste et Nicoya 

C‘est le domaine des “vaqueros” ( cow-boy ), des grandes steppes et de la forêt tropicale sèche . Annexées en 1824, elle furent d’un grand apport pour la culture Costaricienne à travers ses danses folkloriques, ses vêtements colorés, son instrument de musique la marumba ( clavecin géant ) et ses traditions  en général .

Fière de sa culture et de ses particularités elles proposent aux visiteurs ses “férias” : mélange de rodéos, de corridas, sans mise à mort et de marumba, tout cela arrosé de vin de coyol ( vin de palme ) et sous un soleil de plomb …

On y cultive du riz et de la canne à sucre .

La côte nord très touristique dispose de tout type d’infrastructures .

La région compte avec trois des volcans les plus intéressants du Costa Rica : le Tenorio et son rio celeste, le Maravilles et ses centrales géothermiques et le Rincon de la vieja avec ses fumeroles et  ses bouillonnements .

Ses grandes plages de sable blanc, baignées de soleil, bordées de palmiers et d’amandiers de plage sont le paradis des surfeurs .

Le climat est particulièrement sec et la saison sèche peut durer plus de 8 mois .

Pacifique central 

C‘est la région de transition entre 2 types d’écosystèmes : le sec du nord et l’humide du sud . Elle profite de la faune et de la flore des deux . Ses parcs nationaux comme le Manuel Antonio National Park ou Carara National Park
sont parmi les plus riches du pays .

Cette bande de terre côtière, bordée de plages blanches, compte avec de nombreuses mangroves et s’étend à l’est jusqu’aux montagnes.

C’est le paradis des pêcheurs au gros et des surfeurs chevronnés : Jaco a accueilli le championnat du monde de surf en 2009.

Pacifique sud 

Cette région isolée et sauvage bordée à l’est de la
Cordillère de Talamanca
avec le pic Chirripo ( 3820 m ) et à l’ouest de l’océan Pacifique s’étend jusqu’au Panama .

Propice aux aventures extrêmes, elle permet aux chanceux de croiser un Tapir ou un Jaguar et à tous d’apercevoir Toucans et Aras rouges . C’est le paradis des plongeurs qui pourront nager au milieu des requins, apercevoir des raies mantas, des tortues marines, des baleines ou des dauphins …

Extrêmement humide, elle abrite certaines des plus fabuleuses forêts tropicales du pays .

Elle est le fief de plusieurs groupes indigènes qui vivent dans les montagnes du
parc international la Amistad
( classé au patrimoine mondial de l’UNESCO ) ou remontent du Panama en tenues traditionnelles pour venir ramasser le café .
La fête des diablitos, le 31 décembre réunit la communauté Borrucas qui célèbre à sa manière la « libération » de l’envahisseur espagnol .

Vallée centrale 

 La vallée centrale où sont situées les plus grandes villes ( San josé, Cartago, Alajuela … ) bénéficie d’un climat tempéré ( 22-28 °C ) toute l’année et d’une saison des pluies modérées . Ses terres et son climat sont particulièrement propices à la culture du café et elle abrite la totalité des grandes entreprises du pays ( intel, alcatel, bridgestone … ) venues chercher une main d’œuvre qualifiée et relativement bon marché . Ceci explique que les 2/3 de la population du pays vivent là .

Trois des volcans actifs les plus visités du pays s’y trouvent ( Irazu « la où son les fougères », Poas « la fille du vent » et le  Turrialba ) .

L’actuelle capitale San José abrite entre autre un musée de l’or et de l’art précolombien ainsi qu’un musée et un théâtre national qui méritent le détour .

L’ancienne capitale Cartago et sa basilique ont gardé un esprit villageois et chaleureux .

Vallée du nord 

Elle se divise en deux zones bien distinctes : la vallée de San Carlos et la plaine de Sarapiqui .

La vallée de San Carlos :

 

 

C‘est une des régions du Costa Rica les moins touristiques . Vous trouverez là des plantations d’agrumes, de yucca ( manioc ), de haricots noirs et de l’élevage laitier .

Cette région très humide abrite certaines des forêts les plus spectaculaires du Costa Rica et des zones humides ou marécageuses qui servent de refuges à une grande quantité d’espèces d’oiseaux ( dont de très nombreux migrateurs ), de mammifères et de reptiles . La visite de l’incroyable parc national « caño negro » en bateau reste pour tous un souvenir inoubliable .

Mais cette région est surtout connue pour son volcan Arenal qui est en éruption depuis 1968 . Ses coulées de lave peuvent être observées surtout la nuit . Une petite ville balnéaire « la fortuna » accueille les touristes en mal d’émotions fortes ( canopy …), de détente ( thermes au pied du volcan …) ou de nature ( ponts suspendus … ) . A quelques kilomètres de là se trouve la plus grande réserve d’eau douce du pays, la « laguna d’Arenal » qui fournit une grande partie de l’électricité du pays et de l’eau potable au Guanacaste .

Une des tribus indigènes du Costa Rica vit là, les Maléku ou « gatuza » qui proposent une visite du village après une traversée à cheval de la forêt tropicale pluvieuse, en passant par la cascade de La Fortuna ( 80 m de haut ) .

La plaine de Sarapiqui :

 

 

E lle s’étend de la vallée de San Carlos jusqu’à la mer des Caraïbes au-dessus de Tortuguero.
C’est là que sont cultivés les « pejibaye », ses grands palmiers épineux qui fournissent bois de construction, arcs, fruits comestibles et surtout le cœur de palmier . On y cultive aussi l’ananas .

Vous y trouverez de grandes réserves privées ( comme la Tirimbina ) qui outre leurs travaux de recherche sur la biodiversité accueillent les touristes ( gites et couverts ) en leur proposant toute sorte d’activités : tour du cacao, rafting …

La région Caraïbe 

Longtemps coupée du reste du pays, elle est restée très authentique et différente .

La population Jamaïcaine  venue pour la construction du chemin de fer, restée pour l’exploitation des bananeraies s’est mêlée à la population locale indigène ( Bribri, Cabécars, Guaymies ) .

Le métissage a permis l’émergence d’une culture totalement différente : c’est le pays du reggae, du calipso et des rastas .  Ils ont leur propre langue ( qui mêle Anglais, Espagnol et Français ) mais parle aussi l’espagnol des ticos .

La capitale régionale, Limon , aussi appelée « la perle noire des Caraïbes » est pleine d’odeurs, de couleurs et de soleil . Son avenue centrale ( piétonnière ) qui a bien besoin d’être restaurée accueille café, galeries d’art et marché central .

C’est ici que Christophe Colomb a débarqué en 1502 lors de son 4 éme et dernier voyage .

Au_dessus de Limon une grande zone traversée de canaux, Tortuguero, est un havre de paix et de nature qui accueille chaque année des dizaines de milliers de tortues vertes qui viennent pondre sur ses plages . Cette zone seulement accessible en lancha ( bateau ) est un voyage dans le voyage : ici se mêlent idylliquement observation de la nature, paysage de type amazonien et loin de tout bruit parasite, le vrai silence, interrompu seulement par le cri d’un singe, le vol d’un toucan ou la plongée d’un caïman effrayé .